
Le pouvoir du «Nouveau départ» a dans la nuit du jeudi 31 octobre au vendredi 1er novembre 2019, procédé grâce à ‘’ses’’ députés, touché à la Constitution du Bénin adoptée le 11 décembre 1990, à l’unanimité des 83 députés présents ou représentés. 29 ans après l’entrée en vigueur de cette loi fondamentale du Bénin, la diaspora de l’Union sociale libérale (USL) pense qu’elle ne devait jamais être modifiée. Lisez ci-dessous leur déclaration.
11 décembre 1990 – 11 décembre 2019, 29 ans déjà que le génie béninois a été salut partout en Afrique. Au moment où le continent était en mal de stabilité et d’authenticité démocratiques. Si après 29 ans d’existence, toute la classe politique béninoise s’est accordée sur la nécessité de revoir certains aspects de cette loi fondamentale, la méthode adoptée par le pouvoir de la ‘’rupture’’ pour y parvenir fait toujours polémique.
A l’occasion de cette commémoration des 29 ans d’existance de la loi fondamentale, la diaspora USL a encore donné de la voix, pour le retour à la version originelle de la «la constitution Glèlè» du 11 décembre 1990. Pour la Diaspora USL, cette modification est un “acte gravissime qui a consacré l’effondrement complet de l’édifice constitutionnel sur lequel reposait la stabilité politique et institutionnelle de notre cher pays le Bénin.”
Pour eux, cette constitution de 1990 qui reste un modèle sur le continent a été saccagée, détruite et souillée par le clan du président Talon. “En ce jour commémoratif de l’adoption de la Constitution du 11 décembre 1990, la diaspora USL lance un vif appel patriotique à l’endroit de toutes les forces de la Nation … à se mobiliser pour exiger le retour à la Constitution originelle” a conclu le communiqué.
L’Appel de la diaspora USL pour le retour à la Constitution originelle du 11 décembre 1990
Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2019, les 83 députés illégitimes soumis au président Talon ont opéré un acte gravissime qui a consacré l’effondrement complet de l’édifice constitutionnel sur lequel reposait la stabilité politique et institutionnelle de notre cher pays le Bénin.
Ce 11 décembre 2019 devrait être une journée de digne célébration de la majestueuse Constitution du 11 décembre 1990 qui, à l’époque, témoignait du triomphe du génie béninois et matérialisait l’élan solidaire de l’ensemble des forces vives de la Nation vers un État de droit. Notre pays gagnait ainsi la fierté d’être le laboratoire de la démocratie.
En adoptant avec une ferveur historique la Constitution du 11 décembre 1990, le peuple béninois rejetait tout régime politique fondé sur l’arbitraire, la dictature, l’injustice, la corruption, la concussion, le régionalisme, le népotisme, la confiscation du pouvoir et le pouvoir personnel.
Par ailleurs, cette Constitution traduisait la ferme volonté d’instituer un État de droit et de Démocratie pluraliste, dans lequel les droits fondamentaux de l’Homme, les libertés publiques, la dignité de la personne humaine et la justice sont garantis, protégés et promus comme la condition nécessaire au développement véritable et harmonieux de chaque Béninois tant dans sa dimension temporelle, culturelle que spirituelle.
Tout cet idéal exprimé qui faisait de notre pays le Bénin un pionner de la démocratie en Afrique et dans le monde entier a été saccagé et détruit depuis l’avènement du président Talon. Méthodiquement, Patrice Talon soutenu par une clique d’hommes de peu de foi en l’État de droit a déroulé son plan obscur pour progressivement mettre en place un régime dictatorial ayant pris racine dans le mépris de la dignité de la personne humaine.
Contrairement aux aspirations du peuple professées dans la Constitution du 11 décembre, le Bénin traverse une crise de valeurs morales, politiques et constitutionnelles. Le sacrifice consenti par toutes les forces vives de la nation au cours des assises historiques de la Conférence nationale se trouve aujourd’hui souillé et enseveli par le fait de quelques hommes friands d’un pouvoir totalitaire.
Après avoir exclu l’opposition des récentes élections législatives, puis orchestré une tuerie sans précédent des manifestants à mains nues qui réclamaient la prise en compte de leurs opinions, Patrice Talon a franchi un cap dans son entreprise de ruine de la démocratie en faisant voter par ses valets de l’Assemblée Nationale la révision de la Constitution.
Ce projet mortifère, crisogène, porté par les deux partis politiques privés du Chef de l’État sans considération de toutes les sensibilités sociopolitiques de notre pays dénote de l’obstination de Patrice Talon à renforcer son pouvoir autoritaire en prévoyant des mécanismes pour étrangler toute opposition.
En ce jour commémoratif de l’adoption de la Constitution du 11 décembre 1990, la Diaspora USL lance un vif appel patriotique à l’endroit de toutes les forces de la Nation attachées aux idéaux de Démocratie, d’État de droit, de respect de la dignité de la personne humaine à se mobiliser pour exiger le retour à la Constitution originelle et à œuvrer contre la dictature mise en place par Patrice Talon pour que notre pays reprenne le flambeau de la démocratie et de la défense des droits de l’homme qui furent naguère les nôtres.
Vive le Bénin
Vive l’USL Diaspora
Paris, le 11 décembre 2019
